Aller au contenu
InfoRussieL'actualité russe, vue de Russie
Politique

Douma : l'enregistrement des candidats s'achève, Iabloko en appel

La commission électorale centrale russe et les commissions de circonscription achèvent ce 16 août l'enregistrement des candidats aux élections à la Douma d'État, ouvert le 6 juillet, rapporte l'agence Interfax. Onze partis participent au scrutin, prévu sur trois jours, du 18 au 20 septembre. La liste fédérale du parti Iabloko a été annulée le 10 août par la Cour suprême, qui doit examiner l'appel le 17 août.

·4 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Moscow. The building of the Council of Labor and Defense , currently (2017) — the building of the State Duma . 1935 . Architect Arkady Langman . A view from the Manege Square . A photo from the user collection Moscow .
Photo d'illustrationDmitry Ivanov — CC BY-SA 4.0

La Douma d'État est la chambre basse de l'Assemblée fédérale de Russie. Elle compte 450 députés, et l'assemblée qui sortira des urnes en septembre sera, selon la formule officielle reprise par Interfax, celle de la « neuvième convocation ». L'agence indique que la Commission électorale centrale (CEC) et les commissions électorales de circonscription achèvent ce 16 août l'enregistrement des candidats, une procédure ouverte le 6 juillet.

Six semaines de dépôt, en deux étapes

L'enregistrement s'est déroulé sur deux voies distinctes. La première concerne les listes fédérales présentées par les partis. La présidente de la CEC, Ella Pamfilova, avait annoncé la clôture de cette étape le 30 juillet, rappelle Interfax.

La seconde voie est celle des candidats de circonscription, présentés individuellement dans un territoire donné. Le dépôt des documents auprès des commissions de circonscription s'est achevé le 5 août ; leur enregistrement devait intervenir au plus tard dix jours après la réception des dossiers, soit le 16 août, selon le calendrier de préparation du scrutin publié sur le site de la CEC et cité par l'agence.

Onze partis en lice

Interfax énumère les onze formations engagées dans le scrutin de cette année : Russie unie, le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), le LDPR, Russie juste, Nouveaux Gens, Iabloko, Rodina, le Parti russe des retraités pour la justice sociale, les Communistes de Russie, le Parti écologique russe « Les Verts » et le Parti de la démocratie directe.

L'agence détaille l'ordre dans lequel la CEC a validé ces listes. Entre le 17 et le 23 juillet ont été enregistrées celles des cinq partis déjà représentés à la Douma : Russie unie, le KPRF, le LDPR, Nouveaux Gens et Russie juste. Le 28 juillet ont suivi le Parti des retraités et les Communistes de Russie ; le 29 juillet, Rodina et Iabloko ; le 30 juillet, le Parti de la démocratie directe et les Verts.

Une liste annulée, un appel attendu le 17 août

C'est cette dernière étape qui a été remise en cause. Le 10 août, écrit Interfax, la Cour suprême de la Fédération de Russie a fait droit à un recours demandant l'annulation de l'enregistrement de la liste de candidats de Iabloko aux élections à la Douma. Le recours avait été déposé par le parti Rodina.

Interrogé sur les conséquences pratiques de cette décision, le vice-président de la CEC Nikolaï Boulaïev a indiqué que la commission n'aurait pour l'instant pas besoin de revoir le texte approuvé du bulletin de vote fédéral. « L'instance suivante, c'est l'appel ; après quoi la CEC peut se voir reconnaître certaines prérogatives, ou ne pas s'en voir reconnaître, selon la décision du tribunal », a-t-il déclaré, cité par l'agence.

Cet appel doit être examiné le 17 août. Selon les précisions apportées par la Cour suprême et rapportées par Interfax, la juridiction se penchera ce jour-là sur le recours en appel du parti Rodina contre la décision d'annulation de l'enregistrement de la liste fédérale de Iabloko ; le recours de Iabloko sera examiné lors de la même audience.

Le contentieux ne se limite pas aux listes. L'agence TASS rapporte de son côté que le député Matveïev entend contester l'annulation de son enregistrement comme candidat au scrutin ; selon ses propos rapportés par l'agence, la préparation du recours a commencé.

Un scrutin mixte, dans une journée de vote très chargée

Les 450 mandats de députés se répartissent en deux moitiés égales, précise Interfax : 225 sièges pourvus dans la circonscription fédérale unique, c'est-à-dire à la proportionnelle sur les listes de partis, et 225 sièges pourvus dans les circonscriptions uninominales, au scrutin majoritaire. Ce système mixte explique la double procédure d'enregistrement décrite plus haut : un même parti peut à la fois déposer une liste nationale et présenter des candidats dans les circonscriptions.

Le vote se tiendra sur trois jours, du 18 au 20 septembre, et les élections à la Douma seront couplées à des scrutins d'autres niveaux. Lors de cette journée unique de vote de septembre 2026, plus de 2 200 campagnes électorales de niveaux divers doivent être organisées, pour pourvoir 20 700 mandats de députés et fonctions électives, selon les chiffres cités par l'agence.

Ce que ce calendrier dit, et ce qu'il ne dit pas

Les dépêches disponibles décrivent une procédure, pas un résultat. Elles ne donnent ni le nombre total de candidats finalement enregistrés, ni le nombre de dossiers refusés dans les circonscriptions, alors même que l'enregistrement s'achevait le jour de leur publication.

Elles n'exposent pas non plus les motifs retenus par la Cour suprême pour annuler la liste de Iabloko, ni les arguments du recours déposé par Rodina. La formulation d'Interfax attribue au parti Rodina le recours en appel qui sera examiné le 17 août, tout en indiquant que celui de Iabloko sera étudié à la même audience : l'agence n'en dit pas davantage sur la position respective des deux formations à ce stade de la procédure. Le cas du député Matveïev, rapporté par TASS, n'est pas non plus documenté au-delà de son intention de contester la décision — ni sa circonscription, ni le motif de l'annulation ne figurent dans la dépêche.

Enfin, le sort du bulletin de vote reste suspendu à une décision qui n'est pas encore rendue : la CEC dit ne pas avoir à revoir son texte pour le moment, sans préciser ce qu'il adviendrait si la juridiction d'appel tranchait dans un sens ou dans l'autre. Aucune de ces informations ne provient d'une source indépendante des institutions russes ou des agences d'État qui les relaient.

PartagerTelegramFacebookXWhatsApp

La semaine russe, tous les dimanches

Les cinq articles les plus lus de la semaine, dans un seul e-mail. Pas de publicité, désinscription en un clic.