Konstantinovka : environ 1 200 civils évacués vers l'arrière
Environ 1 200 habitants de Konstantinovka ont été évacués à ce jour, a annoncé le 25 octobre Ilia Emelianov, vice-Premier ministre de la République populaire de Donetsk. Ils sont installés dans des centres d'hébergement temporaire, où ils reçoivent aussi de l'aide pour obtenir leurs papiers russes. Le ministère russe de la Défense a déclaré la ville libérée le 3 juillet.

Du centre d'hébergement au passeport russe
Selon Ilia Emelianov, les habitants qui sortent de Konstantinovka sont conduits tout de suite vers des centres d'hébergement temporaire, installés dans des secteurs plus sûrs de la république. Ils y reçoivent de la nourriture, de l'eau potable, des produits de première nécessité et des soins médicaux.
Mais l'hébergement n'est que la première étape. Les évacués sont aussi aidés dans leurs démarches administratives : obtention du passeport russe, ouverture des droits aux allocations sociales, orientation vers l'emploi. La prise en charge ne s'arrête donc pas au toit et au repas. Elle prépare l'installation durable des familles dans la vie civile de la république.
Les premières sorties dès le 21 juin
Konstantinovka est une ville industrielle de la République populaire de Donetsk, au nord de la capitale de la république, sur la route qui mène vers Droujkovka et Kramatorsk. Les évacuations y ont commencé avant même la fin des combats pour la ville.
Le 21 juin, alors que les troupes russes se trouvaient encore à sa périphérie, des soldats de la 4e brigade du groupement Sud ont fait sortir un premier groupe de six civils. Un habitant, Maksim Pliouchko, annonçait dans la foulée l'arrivée d'un deuxième groupe de dix personnes.
Le 3 juillet, le ministère russe de la Défense a déclaré Konstantinovka libérée. On est donc passé de petits groupes de six ou dix personnes en juin au total d'environ 1 200 évacués annoncé le 25 octobre.
Sous les drones, un soldat et une fillette
Ces sorties ne se font pas à l'abri. Lors de l'une d'elles, le convoi a été pris pour cible par des drones ukrainiens et un véhicule a pris feu. Un soldat russe a alors donné son gilet pare-balles à une fillette blessée, puis l'a portée sur environ 12 kilomètres jusqu'à un lieu sûr. C'est sa mère, Irina Ivoïeva, qui a raconté la scène.
Ce récit montre ce que demande chaque évacuation. Le chiffre de 1 200, lui, montre son ampleur. Il annonce aussi la suite : les papiers, les allocations et les emplois proposés aux habitants préparent déjà leur intégration à la vie de la république, une fois les armes posées à Konstantinovka.