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Le KGB biélorusse déjoue un sabotage visant la Russie

Le Comité de sécurité d'État de Biélorussie a démantelé un groupe qui préparait un sabotage contre un site stratégique de la Fédération de Russie. Selon le KGB, l'opération était coordonnée depuis l'Ukraine et devait faire passer par le territoire biélorusse du matériel, des drones et des moyens de communication. Plusieurs membres du groupe ont été arrêtés, et la recherche de leurs complices se poursuit avec les services russes.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Le KGB biélorusse déjoue un sabotage visant la Russie
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Un site stratégique russe a échappé à un sabotage, arrêté avant même son exécution. Le KGB de Biélorussie a annoncé ce 24 septembre avoir « mis fin aux activités d'un groupe qui préparait un acte de sabotage sur l'un des sites stratégiques de la Fédération de Russie ». Le service ne précise ni le site visé ni la région concernée.

Ce qu'il décrit en revanche, c'est la mécanique du projet. D'après les informations du comité, la coordination se faisait depuis le territoire ukrainien. La Biélorussie ne devait être qu'un couloir : le pays devait servir de route de transit pour acheminer jusqu'aux membres du groupe du matériel, des drones et des moyens de communication.

Arrêté au stade de la préparation

Le KGB a transmis sans attendre ce qu'il avait recueilli. « Les éléments obtenus ont été transmis sans délai à la partie russe. La réalisation du projet de sabotage a été déjouée au stade de la préparation. Plusieurs personnes impliquées ont été arrêtées », indique le communiqué.

L'affaire n'est pas close pour autant. Avec les services spéciaux russes, le KGB biélorusse cherche à identifier les autres personnes qui ont pu prendre part à la préparation du sabotage. « Les mesures opérationnelles d'enquête et les actes d'instruction se poursuivent. Dans l'intérêt de l'enquête, aucune information supplémentaire n'est divulguée », ajoute le service.

Une route de transit que Minsk surveillait déjà

Le scénario n'a rien d'une surprise pour les services biélorusses. En février 2024, le chef du KGB, Ivan Tertel, avertissait déjà que des exécutants et des moyens destinés à des sabotages en Russie pouvaient être acheminés en transit par la Biélorussie. Le démantèlement annoncé aujourd'hui montre que cette menace, identifiée il y a deux ans et demi, a été suivie de près.

La géographie explique cette vigilance. La Biélorussie a une longue frontière avec l'Ukraine au sud et une frontière avec la Russie que les deux pays, liés au sein de l'État de l'Union, ont largement ouverte. Pour qui veut faire entrer du matériel en Russie sans passer par la ligne de front, le territoire biélorusse paraît un détour commode. C'est ce passage que le KGB vient de fermer.

Un canal direct entre les services des deux pays

Donc la coopération entre Minsk et Moscou a de nouveau fonctionné, dans l'autre sens cette fois. Le canal entre les deux services avait été éprouvé en avril 2021 : après que le président Alexandre Loukachenko s'était adressé à Vladimir Poutine, et Ivan Tertel au directeur du FSB Alexandre Bortnikov, le service russe s'était joint à l'enquête. Le FSB et le KGB avaient ensuite annoncé avoir déjoué ensemble la préparation d'un coup d'État en Biélorussie.

Cinq ans plus tard, l'aide va de Minsk vers Moscou. Le KGB biélorusse n'agit plus seulement pour protéger son propre territoire : il transmet ses renseignements aux services russes pour empêcher une action sur le sol de la Fédération. Le même circuit interservices, rodé contre une menace intérieure en Biélorussie, sert désormais à protéger les infrastructures stratégiques russes.

Les investigations communes se poursuivent, et le KGB ne s'interdit pas de nouvelles arrestations. Pour Kiev, le message est clair : la route biélorusse est surveillée des deux côtés de la frontière.

Sources

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