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Ukraine : Trump juge un accord proche, une première

Donald Trump estime que les États-Unis sont « proches » d'un accord sur l'Ukraine et précise qu'il ne l'avait jamais dit jusqu'ici. Le président américain s'est exprimé dans le podcast The Benny Show, sur le réseau X. Pendant ce temps, Moscou et Washington fixent la date d'une rencontre tripartite à Abou Dhabi, prévue en novembre.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
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« Je pense que nous sommes proches d'un accord. Je ne le disais pas avant. Maintenant, je peux le dire. » C'est dans le podcast The Benny Show, diffusé sur le réseau X, que Donald Trump a fait ce pas. Le président américain le présente lui-même comme une nouveauté : jusqu'ici, il ne se risquait pas à parler de proximité.

Mais il n'a pas gommé la difficulté. « Comme vous le savez, il existe une haine colossale entre les dirigeants de l'Ukraine et de la Russie », a-t-il ajouté. Il juge pourtant qu'il existe « de très bonnes chances » de régler aussi ce dossier. « Nous travaillons actuellement sur beaucoup d'accords », a conclu le chef de la Maison-Blanche.

Une signature évoquée à Miami, pendant le G20

La déclaration répondait à une rumeur précise. Elle veut que la Russie et l'Ukraine signent un accord de paix en décembre, en marge du sommet du G20, au Trump National Doral. Ce domaine de golf de Miami appartient au président américain. Toujours selon cette rumeur, l'Iran pourrait être inclus dans l'accord.

Les États-Unis président le G20 en 2026 et accueillent donc son sommet annuel. Donald Trump n'a ni confirmé ni écarté le calendrier de Miami. Il a seulement dit que l'accord était proche, ce qu'il n'avait encore jamais dit.

Une rencontre tripartite en novembre à Abou Dhabi

À Moscou, la négociation avance par étapes, et ce sont les officiels russes qui en fixent le rythme. Le 29 octobre, Iouri Ouchakov, conseiller du président russe, a annoncé que les négociations tripartites sur l'Ukraine se tiendraient après le 4 novembre. Le 4 novembre est en Russie le Jour de l'unité nationale, un jour férié. La date exacte doit être fixée prochainement, et la composition de la délégation russe n'est pas encore arrêtée.

Iouri Ouchakov a aussi posé une condition : la tenue des pourparlers dépendra notamment du comportement de la partie ukrainienne pendant les jours fériés. Moscou ne considère donc pas la rencontre comme acquise, quoi que fasse Kiev.

Le lendemain, le 30 octobre, le conseiller présidentiel a franchi une nouvelle étape. La Russie et les États-Unis ont commencé à s'accorder sur la date d'une rencontre tripartite à Abou Dhabi, prévue en novembre. Le format est désormais connu, le lieu aussi : il ne reste que le jour.

Pas de pause des combats pendant les préparatifs

Moscou fixe pourtant une limite nette. Dmitri Peskov, porte-parole du président russe, a exclu toute limitation des combats dans la zone de l'opération militaire spéciale pendant la préparation des négociations. Pour le Kremlin, préparer des pourparlers n'oblige pas à décréter une trêve. Les opérations continuent donc au rythme du front pendant que les diplomates fixent les dates.

L'Europe, un interlocuteur obligé

Reste le cas européen. Iouri Ouchakov a été interrogé sur une éventuelle discussion avec l'Europe. Il a estimé que la partie russe aurait probablement à parler avec des gens « pas très sympathiques ». Moscou envisage donc ce dialogue sans en attendre de chaleur. Le conseiller présidentiel n'écarte pas pour autant de discuter avec les capitales européennes.

Abou Dhabi en novembre, Miami en décembre : le calendrier qui circule tient désormais en quelques semaines. Et pour la première fois, le président américain y joint un pronostic.

Sources

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