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Peskov dément tout message de Pezeshkian à Trump via Poutine

Le Kremlin dément que le président iranien Massoud Pezeshkian ait fait passer un message à Donald Trump par l'intermédiaire de Vladimir Poutine. Dmitri Peskov a répondu vendredi 9 octobre, au lendemain d'un entretien entre les présidents russe et iranien au Turkménistan. Washington annonce par ailleurs un nouvel appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Peskov dément tout message de Pezeshkian à Trump via Poutine
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Massoud Pezeshkian n'a confié à Vladimir Poutine aucun message pour Donald Trump. Interrogé vendredi 9 octobre, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu en trois mots : « Нет, не передавал », c'est-à-dire « Non, il ne l'a pas transmis ».

La question n'avait rien d'abstrait. La veille, les présidents russe et iranien s'étaient entretenus au Turkménistan. Washington, de son côté, attend un prochain entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Ces deux rendez-vous rapprochés ont suffi pour que l'on prête à Moscou un rôle d'intermédiaire entre Téhéran et la Maison-Blanche. Le Kremlin y a coupé court.

Au Turkménistan, Poutine se dit prêt à aider l'Iran

La rencontre du jeudi 8 octobre s'est tenue en marge de deux réunions régionales. La première était le Conseil des chefs d'État de la CEI, qui rassemble une partie des anciennes républiques soviétiques. La seconde était le Sommet écologique de la Caspienne, une mer que la Russie et l'Iran partagent avec le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan et le Turkménistan.

Vladimir Poutine s'y est dit prêt à aider l'Iran à régler son conflit avec les États-Unis. Il a aussi salué les efforts iraniens pour régler le conflit au Moyen-Orient. Massoud Pezeshkian a remercié son homologue pour la position russe. Les deux présidents ont confirmé leur volonté de poursuivre la coopération prévue par le traité de partenariat stratégique qui lie leurs deux pays.

Offrir son aide n'est pas faire passer un message. C'est cette distinction que trace le démenti de Dmitri Peskov. Moscou propose de contribuer à un règlement, en partenaire de Téhéran, mais n'agit pas pour le compte d'une partie auprès de l'autre.

Téhéran durcit le ton face à Washington

Côté iranien, le discours est plus ferme. Iran International, un média d'opposition installé à l'étranger, cite Massoud Pezeshkian : selon lui, il ne sera pas possible de mettre fin rapidement à la guerre si les États-Unis poursuivent leur « approche unilatérale ». Le site iranien Eghtesad Online écrit que le président iranien a présenté à Vladimir Poutine de nouvelles propositions pour mettre fin à la guerre régionale. Il y a souligné que l'Iran n'avait joué aucun rôle dans le déclenchement de la crise.

Téhéran a donc exposé ses vues à son partenaire russe. Selon le Kremlin, il ne lui a pas demandé de les transmettre à Washington.

Trump prépare un nouvel appel à Poutine

Washington, lui, multiplie les signaux. Donald Trump a récemment annoncé un prochain entretien téléphonique avec Vladimir Poutine. Les deux présidents s'étaient déjà parlé en septembre, notamment d'une possible visite d'émissaires américains à Moscou et à Kiev. D'après Iran International, le président américain a aussi déclaré jeudi que les États-Unis n'engageraient pas d'action militaire contre l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Il a qualifié de « productives » les discussions en cours avec Téhéran.

Le dossier iranien pourrait donc être abordé lors du prochain échange entre le Kremlin et la Maison-Blanche. Moscou y viendra avec sa propre position : celle d'un partenaire stratégique de Téhéran, prêt à aider à un règlement.

Sources

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