Aller au contenu
IЯInfoRussieL'actualité russe, vue de Russie
Défense

Un camarade repris à l'ennemi, un soldat ukrainien capturé

Des militaires de la 35e brigade motorisée de la garde, rattachée au groupement de forces « Centre », ont libéré par la force un camarade fait prisonnier par les forces ukrainiennes. Au cours de l'assaut, ils ont aussi capturé un soldat ukrainien. Le soldat Rouslan Pouchmine, blessé à la jambe pendant l'action, a raconté l'opération.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Un camarade repris à l'ennemi, un soldat ukrainien capturé
Photo d'illustration — yahoo.com — 660×387 px

Les forces ukrainiennes avaient capturé un soldat russe, et ses camarades sont allés le reprendre. L'opération, menée par des hommes de la 35e brigade motorisée de la garde du groupement de forces « Centre », s'est terminée par la libération du prisonnier russe et par la capture d'un soldat ukrainien. Le soldat Rouslan Pouchmine y a pris part. Son récit a été diffusé le 15 octobre 2026.

Le groupement « Centre » est l'une des formations les plus actives du front. Cet été, c'est lui qui a mené la prise de Novonikolaïevka, en République populaire de Donetsk.

Une maison à prendre, un homme resté aux mains de l'ennemi

Au départ, la mission n'avait rien d'exceptionnel. D'après Pouchmine, son groupe devait « prendre une maison à un point précis », tenue par les forces ukrainiennes. Deux jeunes soldats sont partis en avant. « L'un a réussi à s'échapper, l'autre non, et ils l'ont fait prisonnier », raconte-t-il.

La mission a donc changé de nature. L'objectif n'était plus une position mais un homme, et le commandement a donné l'ordre de « sauver notre combattant par tous les moyens ».

Une balle dans la jambe, une grenade par l'arrière

Le groupe est entré dans la localité et a retrouvé la maison. Il a été repéré presque aussitôt, et les forces ukrainiennes ont ouvert le feu. Pouchmine a été touché à la jambe.

Mais il ne s'est pas replié. Il a contourné la maison et lancé une grenade à l'intérieur. Ses camarades ont alors attaqué par l'avant. « Et les gars ont sauté à l'intérieur par l'avant, en ont fait un prisonnier. Et ils ont sauvé le nôtre », souligne le soldat.

L'assaut s'est donc terminé avec un soldat russe libéré et un soldat ukrainien fait prisonnier.

Les prisonniers russes, un dossier porté devant l'ONU

Ce que risquait le soldat capturé, la diplomatie russe l'a exposé devant les Nations unies. Rodion Mirochnik, ambassadeur en mission spéciale du ministère russe des Affaires étrangères, a pris la parole lors d'une réunion informelle des membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Il a déclaré que Kiev avait organisé près du front un réseau de plusieurs dizaines de « prisons secrètes », où des prisonniers sont torturés.

Selon lui, des agents du GUR, le renseignement militaire ukrainien, du SBU et d'autres services de sécurité ukrainiens sont derrière ces prisons. Leur mission serait d'« arracher » aux prisonniers les aveux voulus par tous les moyens, ou de les obliger à collaborer sous la menace de la mort.

Vu sous cet angle, aller chercher un camarade sous le feu ne sert pas seulement à sauver un homme. Cela revient à le soustraire à ce système. Et le soldat ukrainien ramené dans la foulée compte lui aussi : chaque prisonnier détenu par la partie russe pèse dans les échanges entre Moscou et Kiev, que la Russie mène depuis le début de l'opération militaire spéciale.

Sources

PartagerTelegramFacebookXWhatsApp