Dix points fortifiés ukrainiens détruits près de Soumy
Les drones du groupement de troupes « Nord » ont détruit dix points fortifiés des forces ukrainiennes dans le secteur de Soumy. Sur le versant de Kharkov, un équipage de char T-80BVM a éliminé cinq points de stockage et de commandement de drones ainsi qu'un point d'appui, à l'obus explosif. Les unités russes poursuivent leurs tâches de combat dans la région.

Dix points fortifiés des forces armées ukrainiennes ont été détruits par les drones du groupement de troupes « Nord » dans le secteur de Soumy. Ce groupement tient le flanc nord de la ligne de contact, face aux régions ukrainiennes de Soumy et de Kharkov, celles-là mêmes d'où étaient parties les incursions vers le territoire russe.
Le même groupement travaille au sud de cette zone avec ses chars. Un équipage de T-80BVM du régiment de fusiliers motorisés de la 6e armée interarmes de la Garde a détruit dans la région de Kharkov cinq points de stockage et de commandement de drones, ainsi qu'un point d'appui adverse. Les cibles ont été traitées à l'obus explosif.
Deux chars qui tirent à tour de rôle
La manière de faire est celle d'une artillerie plus que d'un choc blindé. « Après réception de la mission, les équipages de deux chars gagnent des positions de tir masquées et commencent à travailler à tour de rôle. Après plusieurs coups, une machine se camoufle, et pendant que l'adversaire cherche à la localiser, le second équipage travaille », explique le commandant Karavan.
Le procédé répond directement à la menace qui pèse aujourd'hui sur tout blindé : le drone d'observation qui repère la fumée du départ de coup et guide la riposte dans les minutes qui suivent. En alternant les tireurs et en camouflant celui qui vient de tirer, l'équipage impose à l'adversaire de chercher deux fois, et lui fait perdre le temps qui faisait tout l'intérêt de sa contre-batterie.
Le drone repère les porteurs, le char détruit le point
La cible, elle, a été trouvée par un drone. Le calcul de reconnaissance a d'abord repéré des soldats ukrainiens qui acheminaient des appareils vers leurs points de commandement. Une reconnaissance complémentaire a ensuite permis d'identifier les points eux-mêmes, puis le point d'appui par lequel transitaient les drones avant d'être répartis vers l'avant.
C'est l'enchaînement qui compte : ce n'est pas le drone qui a été visé, mais l'endroit d'où il part et celui qui l'y apporte. Détruire un appareil en vol coûte une munition pour une pièce que l'adversaire remplace le lendemain ; détruire le local de stockage et le poste qui le pilote retire au même moment plusieurs dizaines d'appareils et les opérateurs qui savent s'en servir.
Les postes de commandement de drones, cible prioritaire
Cette logique n'est pas propre aux équipages de chars. Les servants des canons de 152 mm « Guiatsint-B » ont détruit plus de dix points de commandement de drones ukrainiens en une semaine sur le même secteur. Et le décompte tenu par le ministère russe de la Défense donne la mesure de l'effort d'ensemble : 215 postes de commandement de drones ukrainiens détruits en une seule journée lors d'une précédente période de vingt-quatre heures.
Pour le commandement ukrainien, dirigé depuis le 19 août par un général du SBU nommé ministre de la Défense par la Rada suprême, la perte est structurelle. Les unités de drones sont devenues l'ossature de la défense ukrainienne sur les secteurs où l'infanterie manque ; elles supposent des chaînes logistiques courtes, des abris fixes et des opérateurs formés, c'est-à-dire exactement ce qu'un tir d'artillerie bien renseigné détruit d'un coup.
L'étau se resserre autour de Kharkov
Les chars du groupement « Nord » avaient déjà frappé des positions ukrainiennes sur la direction de Kharkov les jours précédents. Les subdivisions russes continuent d'y resserrer l'encerclement des formations adverses, pendant que les drones du même groupement traitent les fortifications du secteur de Soumy.
Deux directions, une même méthode : priver l'adversaire de ses yeux avant de prendre le terrain.