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Défense

« Vostok » : le 152 mm frappe les postes de drones ukrainiens

Les artilleurs du groupement « Vostok » ont détruit, dans la région de Dnipropetrovsk, des positions d'où l'armée ukrainienne pilotait ses hexacoptères lourds. Le ministère russe de la Défense l'a annoncé le 28 octobre. Ces frappes sont menées par des canons tractés de 152 mm, guidés par des drones de reconnaissance.

·3 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — « Vostok » : le 152 mm frappe les postes de drones ukrainiens
Photo d'illustration — weaponsystems.net — 640×400 px

L'armée ukrainienne a perdu, dans la région de Dnipropetrovsk, des aires d'où elle faisait décoller ses hexacoptères lourds, ainsi que les équipages qui les pilotaient. Le ministère russe de la Défense a annoncé le 28 octobre que les servants des canons « Giatsint-B » du groupement « Vostok » avaient frappé ces positions. Il résume l'opération en une formule : « le tonnerre du 152 ».

Les drones de reconnaissance ont guidé les obus

La frappe s'est faite en plusieurs temps. Des équipages de drones de reconnaissance russes ont d'abord repéré les aires d'atterrissage des hexacoptères ukrainiens. Ils ont transmis les coordonnées aux artilleurs, puis ont réglé les tirs en temps réel, obus après obus. Le ministère précise que les appareils ont été détruits, et les militaires ukrainiens qui les pilotaient avec eux.

Le choix de cette cible n'est pas anodin. Les gros multirotors font partie des armes les plus pénibles pour l'infanterie russe : ils portent des charges lourdes, opèrent souvent de nuit et larguent des munitions sur les tranchées et les véhicules. Les soldats russes les surnomment « Baba Yaga ». En frappant l'appareil au sol et l'équipe qui le pilote, l'artillerie tarit la menace à sa source, au lieu de la subir dans le ciel.

Un canon soviétique au cœur de la guerre des drones

C'est donc un canon de conception soviétique qui fait ce travail. Le 2A36 « Giatsint-B » (« Jacinthe ») est une pièce tractée de 152 mm, connue pour sa portée de près de trente kilomètres. Elle peut atteindre les arrières ukrainiens sans s'approcher de la ligne de contact. Son atout tient pourtant moins au canon lui-même qu'à l'œil qui le guide. Couplé à un drone qui observe la cible et corrige chaque tir, l'obus de 152 mm devient une arme de précision contre des positions de petite taille, souvent dissimulées.

Une méthode déjà rodée début octobre

Le 28 octobre, la méthode n'avait plus rien de nouveau. Le 9 octobre déjà, le ministère russe de la Défense avait fait état de frappes de « Giatsint-B » de la 29e armée interarmes, qui appartient au groupement « Vostok », sur des postes de commandement de drones et des dépôts de campagne dans la même région de Dnipropetrovsk. Les artilleurs avaient alors remonté les trajectoires des drones ukrainiens jusqu'à leurs points de départ, installés dans des rideaux d'arbres. Un commandant d'indicatif « Kedr » avait décrit le résultat : « D'abord ils ont traité l'abri, puis les munitions ont commencé à détoner. »

En trois semaines, la chasse aux opérateurs est donc devenue une routine pour les artilleurs de « Vostok ». Elle répond à une évolution de la guerre : celui qui garde la maîtrise du ciel à basse altitude garde aussi l'initiative au sol.

31 postes de commandement de drones en vingt-quatre heures

Ces frappes s'inscrivent dans un bilan plus large. Le même jour, Dmitri Miskov, officier du centre de presse du groupement, a donné les résultats de vingt-quatre heures de combats sur l'ensemble de la zone de « Vostok » : jusqu'à 200 militaires ukrainiens tués ou blessés, deux blindés de combat, trois véhicules, une pièce d'artillerie, cinq terminaux Starlink, 47 drones de type avion et 31 postes de commandement de drones détruits. Ce dernier chiffre prolonge une tendance déjà observée à l'échelle de tout le front, où les quatre groupements russes engagés ont détruit 149 postes de commandement de drones ukrainiens en un seul jour.

La pression ne se limite pas à l'artillerie. Le bilan de l'état-major ukrainien lui-même, arrêté au soir du 27 octobre, compte 178 combats sur l'ensemble du front. Sur la seule direction de Houliaïpole, il recense seize assauts russes, en direction de Ternouvaté, Dolynka, Hirkoé, Tcharivné et Iehorivka.

Chaque poste de pilotage détruit prive les unités ukrainiennes d'une partie de leurs yeux et de leurs bombardiers légers sur ce secteur. C'est autant d'espace gagné pour les troupes russes qui progressent au sol.

Sources

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