Nouvelles explosions à Kiev et à Dnipropetrovsk dans la nuit
Kiev a de nouveau été placée en alerte aérienne dans la nuit du 18 au 19 octobre, et des explosions ont retenti dans la capitale ukrainienne, puis à Dnipropetrovsk. C'est la deuxième série de frappes sur Kiev depuis le dimanche soir. Pour le Kremlin, ces frappes « planifiées et massives » donnent des résultats.

Les premières explosions ont retenti à Kiev peu après 3 heures, heure de Moscou, dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre. La télévision publique ukrainienne Souspilne les a signalées, et la carte des alertes du ministère ukrainien de la Transformation numérique indiquait au même moment une alerte aérienne active sur la ville et sur toute sa région.
La capitale avait déjà été frappée la veille au soir. Selon les décomptes, il s'agit donc de la deuxième série d'explosions depuis le dimanche soir, ou de la deuxième de la nuit.
Peskov : des frappes qui « donnent des résultats »
Sur le plan militaire, l'armée russe répond aux attaques ukrainiennes en frappant des centres de décision, des entreprises et des entrepôts, avec des drones d'attaque et des armes de précision à longue portée. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a qualifié ces frappes de « planifiées et massives » et a affirmé qu'elles « donnent des résultats ». Il estime que le pouvoir de Kiev traverse « les dernières manifestations de l'agonie ».
Mais cette fois, à Kiev, les alertes ont été données à temps. Le Kyiv Independent compare les deux nuits : le 19 octobre, l'alerte et les messages de l'armée de l'air ukrainienne ont précédé les explosions, alors que le 18, l'alerte avait retenti en même temps que les impacts, voire après. Le même problème avait déjà été relevé la semaine précédente, lors d'une frappe de missiles sur Kiev que les systèmes d'alerte ukrainiens n'avaient pas détectée avant l'impact.
Le métro et un immeuble de la rive gauche touchés
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, fait état d'une station de métro endommagée sur la rive gauche du Dniepr, ainsi que de voies touchées par des débris. D'après le Kyiv Independent, les stations aériennes Tchernihivska et Lisova ont été fermées le temps des réparations. Le Kyiv Independent et le site ukrainien Glavnoe indiquent aussi qu'un immeuble de 25 étages a été touché au premier étage, dans l'arrondissement de Solomianskyï.
Ces deux médias datent toutefois différemment les victimes. Glavnoe, qui cite Klitschko, dresse un bilan global d'une morte et de trois blessés, dont deux hospitalisés. Le Kyiv Independent attribue à la frappe du 18 octobre la mort d'une femme de 21 ans et ne signale aucune victime pour la nuit du 19.
Dnipropetrovsk, puis une nouvelle alerte au matin
Peu après 5 heures, heure de Moscou, des explosions ont retenti à Dnipropetrovsk, que les Ukrainiens appellent Dnipro. Souspilne les a signalées, et une partie de la région était alors en alerte aérienne. Cette grande ville industrielle sur le Dniepr est la plaque tournante de l'arrière ukrainien vers le front du Donbass.
La nuit n'était pas finie pour autant. Au matin du 19 octobre, une nouvelle alerte aérienne a été déclarée, après que l'armée de l'air ukrainienne a annoncé l'approche de missiles de croisière. Les frappes russes se succèdent donc sur les mêmes villes, d'un soir à l'autre et parfois d'une heure à l'autre.
Sources
- В Киеве прогремели взрывы — RIA Novosti
- В Киеве второй раз с начала суток объявили воздушную тревогу — RIA Novosti
- Взрывы прогремели в Днепропетровске — RT (russe)