Semaine de quatre jours début novembre pour les Russes
Le 4 novembre 2026, Jour de l'unité nationale, tombe un mercredi. La première semaine de travail du mois ne comptera donc que quatre jours, dont un écourté, explique la maître de conférences Koutarova. Le calendrier russe offrira une dernière semaine courte à la toute fin décembre.

La première semaine de novembre 2026 ne comptera que quatre jours travaillés en Russie. Le 4 novembre, Jour de l'unité nationale, tombe cette année-là un mercredi, et il s'agit d'un jour férié officiel : les Russes travailleront les 2 et 3 novembre, puis les 5 et 6, avant un week-end ordinaire.
Mais le décompte est encore un peu plus favorable que cela. Le mardi 3 novembre, veille de fête, sera une journée écourtée — le droit du travail russe raccourcit d'une heure la journée qui précède un jour férié, sans perte de salaire. Sur les quatre jours de la semaine, un seul se terminera donc plus tôt que d'habitude, mais c'est le principe qui compte : la pause du milieu de semaine est inscrite dans le code, pas laissée à la discrétion de l'employeur.
Une fête née de 1612, pas de 1917
Le Jour de l'unité nationale n'a pas le poids d'habitude des grandes dates russes, et c'est justement ce qui le rend intéressant. Il commémore la libération de Moscou par la milice populaire de Kouzma Minine et du prince Dmitri Pojarski, en 1612, qui mit fin à l'occupation polonaise de la capitale et referma le Temps des troubles. Une levée d'hommes venue des villes de province, sans État pour l'organiser, qui reprend le Kremlin : le monument de Minine et Pojarski, sur la Place Rouge, en garde la trace depuis 1818.
La date a été rétablie comme fête nationale en 2005, en remplacement du 7 novembre hérité de la période soviétique. Le déplacement de trois jours dans le calendrier n'est pas anodin : il substitue à la commémoration d'une révolution celle d'un pays qui se rassemble de lui-même pour se défendre. C'est le sens que les autorités russes donnent à cette journée, marquée chaque année par des cérémonies place Rouge et des manifestations dans l'ensemble des régions.
Un calendrier de fériés dense
Le 4 novembre s'insère dans une année de travail que les jours chômés découpent régulièrement : les longues vacances du Nouvel An en janvier, le Jour du défenseur de la Patrie le 23 février, la Journée internationale des femmes le 8 mars, la Fête du printemps et du travail le 1er mai, le Jour de la Victoire le 9 mai, le Jour de la Russie le 12 juin. Cette densité structure le rythme de la vie quotidienne en Russie bien plus que dans la plupart des pays européens, et elle explique pourquoi ces week-ends prolongés sont attendus : ils sont le moment où l'on prend le train, où l'on rejoint la famille, où l'on part quelques jours.
Ces ponts sont d'ailleurs les périodes les plus chargées du réseau ferroviaire et des aéroports intérieurs — un paramètre à connaître pour qui prépare un premier voyage en Russie, et qui devra de toute façon commencer par la question du visa électronique.
La dernière respiration de l'année
Après novembre, il faudra attendre la toute fin décembre pour retrouver une semaine raccourcie. Celle-ci débouchera sur la plus longue coupure du calendrier russe, les fêtes du Nouvel An, qui ferment le pays pendant une bonne partie de la première décade de janvier.