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Bilans de santé : la nouvelle carte 131/u entre en vigueur le 1er septembre

À partir du 1er septembre 2026, la carte qui enregistre les résultats de la dispanserisation change de contenu : profil lipidique complet, probabilité calculée de cardiopathie ischémique, consultation dermatologique et échographie de l'aorte abdominale. Le document de référence est l'arrêté du ministère russe de la Santé n° 271n du 13 avril 2026, qui abroge celui de 2020 et court jusqu'en 2032. Il traduit dans le formulaire une orientation défendue depuis des mois par la vice-première ministre Tatiana Golikova : chercher le risque avant la maladie.

·3 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Bilans de santé : la nouvelle carte 131/u entre en vigueur le 1er septembre
Photo d'illustrationmyhospitalnow.com — 1000×700 px

À compter du 1er septembre 2026, le médecin qui reçoit un patient pour son bilan de santé ne remplit plus le même document. La formule comptable n° 131/u, « Carte de suivi de l'examen médical préventif (dispanserisation) », est approuvée dans une nouvelle version par l'arrêté du ministère russe de la Santé n° 271n du 13 avril 2026, enregistré au ministère de la Justice le 25 mai sous le n° 86625. Le texte abroge l'arrêté n° 1207n du 10 novembre 2020, qui régissait la carte jusqu'ici, et fixe sa propre échéance : il s'applique jusqu'au 1er septembre 2032.

Le cholestérol détaillé et un risque calculé avant tout appareil

Ce qui change tient à ce que le praticien est tenu de consigner. La carte accueille désormais le profil lipidique complet — cholestérol HDL, LDL, VLDL et triglycérides — là où le suivi se contentait d'une lecture plus sommaire. S'y ajoute un indicateur inédit dans ce formulaire : la « probabilité pré-test de cardiopathie ischémique ». Le médecin la calcule à partir des seules données cliniques du patient, avant tout examen instrumental ; elle sert ensuite à décider quels examens valent la peine d'être faits, et sur qui.

À l'issue du second étage du bilan — celui qui n'est déclenché que si le premier a trouvé quelque chose —, la carte doit en outre porter deux résultats supplémentaires : la consultation du dermato-vénérologue et l'échographie de l'aorte abdominale, examen qui repère des dilatations n'ayant donné aucun symptôme. La logique est la même dans les deux cas : consigner ce qui ne s'est pas encore manifesté.

Cent millions de personnes passées par la dispanserisation en 2025

Ce déplacement vers le « pré-risque » est le discours constant de Tatiana Golikova. Au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le 5 juin 2026, la vice-première ministre a chiffré l'exercice précédent : 100 millions de Russes passés par la dispanserisation en 2025, près de 31 millions de maladies détectées, dont 4 millions à un stade précoce, et 49 millions de personnes en âge de travailler concernées. Selon elle, 70 % des pathologies découvertes auraient conduit, sans traitement, à la mort ou à l'invalidité. Elle affirme que la détection des pré-risques permet de repousser d'au moins quinze ans l'apparition de certaines pathologies chez les patients de 26 à 45 ans.

Les chiffres de l'année en cours suivent la même pente. Le 13 juillet, Golikova a annoncé environ 52 millions de personnes examinées sur le seul premier semestre. Le 22 juillet, elle indiquait que plus de 1,7 million d'actifs avaient été examinés au deuxième trimestre, soit 2,4 fois le plan annuel, dont plus de 930 000 directement sur leur lieu de travail — deux fois le plan annuel là aussi. C'est ce dernier chiffre qui dit le mieux la méthode : plutôt que d'attendre le patient à la polyclinique, on installe l'examen dans l'entreprise.

Lipoprotéine (a), papillomavirus, hépatites : le contenu déjà élargi

La nouvelle carte enregistre un examen dont le contenu avait été étoffé en début d'année, au titre du projet national « Vie longue et active ». Le dosage de la lipoprotéine (a) a été introduit pour les 18-40 ans ; le bilan lipidique est prévu tous les six ans de 18 à 39 ans, puis tous les trois ans après 40 ans ; les femmes de 21 à 49 ans se voient proposer un dépistage PCR du papillomavirus, et le dépistage des hépatites virales a été ajouté.

La périodicité générale, elle, ne bouge pas : une fois tous les trois ans de 18 à 39 ans, chaque année à partir de 40 ans. L'employeur reste tenu d'accorder, à la même cadence, un jour de congé payé pour s'y rendre — un dispositif sans lequel les chiffres d'actifs examinés seraient d'un autre ordre.

Les vétérans examinés dès leur arrivée dans la région

Un second texte touche la procédure elle-même. L'arrêté n° 620n du 15 juin 2026 modifie l'arrêté n° 404n du 27 avril 2021 sur l'ordre de conduite des examens préventifs et de la dispanserisation des adultes. Il vise les vétérans des combats, y compris les participants à l'opération militaire spéciale et les miliciens du Donbass : leur bilan est déclenché dès que l'établissement médical est informé de leur arrivée dans la région, sans attendre qu'ils en fassent la demande. Une consultation par un psychologue médical est prévue dès le premier étage de l'examen, et non plus au stade approfondi.

Deux textes, donc, et une même intention : aller chercher le patient plutôt que l'attendre, et noter ce qui n'est pas encore une maladie. La carte 131/u a désormais six ans devant elle pour enregistrer ce que cette méthode trouve.

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