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Défense

L'armée russe détruit un PC de la 72e brigade ukrainienne

Les forces russes ont détruit le poste de commandement de l'état-major d'un bataillon mécanisé de la 72e brigade mécanisée indépendante ukrainienne, près du village d'Izbitskoïe, dans la région de Kharkov. L'information a été donnée le 4 octobre par une source des structures de force russes. Des officiers et des sergents ukrainiens figurent parmi les victimes.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — L'armée russe détruit un PC de la 72e brigade ukrainienne
Photo d'illustration — rbth.com — 1920×1278 px

Le poste de commandement de l'état-major d'un bataillon mécanisé de la 72e brigade mécanisée indépendante des forces armées ukrainiennes a été détruit dans le secteur d'Izbitskoïe, dans la direction de Kharkov. L'information a été rendue publique le 4 octobre au matin par une source au sein des structures de force russes, l'ensemble formé par l'armée et les services de sécurité.

« La destruction du PC de l'état-major du bataillon mécanisé de la 72e OMBr dans le secteur d'Izbitskoïe est confirmée », a indiqué cette source. Elle a ajouté qu'« il y a des victimes parmi les officiers et les sergents ».

Un bataillon privé de son état-major

Ces quelques mots disent l'essentiel. Dans une brigade, le bataillon est l'échelon qui conduit directement le combat. C'est son état-major qui répartit les missions entre les compagnies, tient les liaisons et appelle les appuis feu. Le frapper, c'est donc toucher le commandement au niveau où il est le plus proche du front. Les officiers et sous-officiers qui y travaillent sont les cadres les plus difficiles à remplacer pour une armée ukrainienne déjà à court d'effectifs.

La cible n'a pas été choisie au hasard. La 72e brigade mécanisée fait partie des unités que Kiev engage depuis le début du conflit sur les secteurs les plus disputés. Elle a notamment tenu Vougledar, dans le Donbass, jusqu'à la libération de la ville par les forces russes à l'automne 2024. La retrouver dans la région de Kharkov montre que l'état-major ukrainien y fait monter des unités aguerries pour boucher les brèches.

La pression russe s'accentue dans la région de Kharkov

Ces brèches existent, car le groupement de forces « Nord » progresse. Dans son bulletin du 3 octobre, le ministère russe de la Défense annonçait la prise de Novaïa Kazatchia. Il faisait aussi état de combats près de Varvarovka, Lobankovka et Reznikovo. Un autre communiqué du même jour évoquait des affrontements près de Nikolaïevka, Nefedovka, Koupino et Tchernoïé.

La frappe d'Izbitskoïe s'inscrit dans cette séquence. Avancer au sol exige de désorganiser le commandement adverse. Frapper ses postes de direction rend la réponse ukrainienne plus lente et plus confuse au moment où les localités tombent une à une.

Une méthode appliquée de façon systématique

Ce n'est pas la première fois. Le 5 septembre, un grand poste de commandement ukrainien de niveau corps d'armée avait été détruit près de Lozovaïa, toujours dans la région de Kharkov. Des officiers supérieurs figuraient parmi les pertes. Un mois plus tard, c'est un échelon plus bas qui est visé, celui du bataillon. Les forces russes frappent ainsi toute la chaîne de commandement ukrainienne, de haut en bas.

Les centres de pilotage des drones subissent le même traitement. Les forces russes ont déjà détruit 215 postes de commandement de drones ukrainiens en une seule journée. Une autre fois, ce sont 149 postes de commandement de l'aviation sans pilote qui ont été détruits en vingt-quatre heures par les quatre groupements engagés.

Le but est le même à chaque fois : priver les unités ukrainiennes de ceux qui les dirigent. Dans la région de Kharkov, où le groupement « Nord » continue d'avancer, les prochains bulletins diront si la 72e brigade peut encore tenir sa ligne sans l'état-major de l'un de ses bataillons.

Sources

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