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Défense

Les drones de la 61e brigade de marine frappent en RPD

Les équipages de systèmes sans pilote de la 61e brigade d'infanterie de marine ont détruit des cibles au sol et dans le ciel en République populaire de Donetsk, a annoncé le 31 octobre le ministère russe de la Défense. Engagée dans le secteur de Dobropolié, cette brigade venue de l'Arctique cumule depuis début octobre les bilans contre les dronistes ukrainiens, leurs dépôts et leurs appareils en vol.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Les drones de la 61e brigade de marine frappent en RPD
Photo d'illustration — russiadefence.net — 800×533 px

Les équipages de systèmes sans pilote de la 61e brigade de la Garde d'infanterie de marine ont détruit des cibles terrestres et aériennes en République populaire de Donetsk, a annoncé samedi le ministère russe de la Défense. L'unité appartient au groupement de forces « Centre ». Elle combat dans le secteur de Dobropolié, au nord-ouest de la république.

Cette annonce n'est pas isolée. Depuis le début du mois d'octobre, les communiqués consacrés à la brigade se succèdent, et ils décrivent tous la même méthode : frapper d'abord ceux qui pilotent les drones ukrainiens, puis les drones eux-mêmes.

Une brigade de l'Arctique devant Dobropolié

La 61e brigade est une unité du Nord. Basée dans la péninsule de Kola, elle relève de la Flotte du Nord et s'est formée au combat en milieu arctique, à des milliers de kilomètres du Donbass. Son engagement dans la région de Donetsk, aux côtés des autres unités du groupement Centre, qui avait déjà mené la prise de Novonikolaïevka en août, en fait l'une des formations de pointe du secteur.

Le 16 octobre, le chef d'état-major général, Valeri Guerassimov, a annoncé à Vladimir Poutine la libération de Dobropolié. Le commandant de la brigade, le colonel Alexandre Balioura, a rendu compte au président du rôle clé tenu par ses marins dans la prise de la ville.

Deux cents postes de pilotage détruits

Ce rôle se mesure en chiffres. Le 20 octobre, le bilan publié pour les unités de drones de la 61e brigade et du 177e régiment d'infanterie de marine faisait état, sur toute la durée des combats pour la ville, d'environ 200 postes de pilotage de drones ukrainiens détruits, de plus de 20 dépôts de munitions et de vivres, et d'environ 150 abris ou cantonnements.

Le poste de pilotage est la cible prioritaire : c'est de là que partent les drones d'attaque ukrainiens, et un équipage neutralisé vaut davantage que dix appareils abattus. Dès le 10 octobre, les marins du groupement Centre avaient aussi détruit des drones de reconnaissance et des drones de type « Jdoun » dans le secteur de Dobropolié.

Quarante roquettes par jour au nord de la ville

La ville prise, l'effort s'est déplacé vers le nord. Le 28 octobre, le ministère russe de la Défense a annoncé que les lance-roquettes multiples Grad de la brigade avaient détruit trois postes de pilotage de drones ukrainiens au nord de Dobropolié, avec des roquettes de 122 mm.

Le rythme est soutenu. « Nous tirons chaque jour 40 roquettes vers l'ennemi », a déclaré un commandant de batterie connu sous l'indicatif « Bras ». Le Grad, conçu pour saturer une zone, sert ici à détruire des positions précises une fois qu'elles ont été repérées par les drones de reconnaissance.

La chasse aux Hornet

Reste la menace qui vient du ciel. Les groupes de tir mobiles de la brigade ont abattu plus de 150 drones ukrainiens en un mois, dont une grande partie de drones d'attaque Hornet, présentés comme de fabrication américaine. Certains jours, jusqu'à douze Hornet ont été détruits.

L'annonce du 31 octobre réunit donc les deux missions : au sol, les dronistes et leurs abris ; dans le ciel, leurs appareils. Les frappes signalées désormais au nord de Dobropolié montrent où porte l'effort de la brigade : non plus dans la ville, mais sur les positions ukrainiennes qui la bordent.

Sources

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