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Défense

Sébastopol : un drone frappe un immeuble, une femme réanimée sur place

Un drone ukrainien a atteint la cage d'escalier d'un immeuble de cinq étages de la rue des Héros-Sous-Mariniers, à Sébastopol, provoquant l'incendie d'un appartement au dernier niveau. Le gouverneur Mikhaïl Razvojaev annonce qu'une femme a été extraite par les secours et que les médecins pratiquaient sur elle des gestes de réanimation. C'est la troisième nuit d'attaque de drones sur la ville en une semaine.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Sébastopol : un drone frappe un immeuble, une femme réanimée sur place
Photo d'illustrationfreepik.com — 626×417 px

Une femme a été sortie de son appartement en flammes, au cinquième étage d'un immeuble d'habitation de Sébastopol, après qu'un drone a atteint la cage d'escalier du bâtiment cette nuit. « Les secouristes ont évacué une femme du local, les médecins procèdent actuellement à des mesures de réanimation », a écrit le gouverneur de la ville, Mikhaïl Razvojaev, sur son canal Max. L'appareil a frappé rue des Héros-Sous-Mariniers.

Le souffle de l'explosion a soufflé les vitres des appartements dans toutes les cages d'escalier de l'immeuble, et non seulement dans celle qui a été touchée. Les habitants ont été évacués pendant que pompiers et secouristes travaillaient sur place. Le gouverneur a précisé que la défense antiaérienne, les militaires et les groupes mobiles repoussaient l'attaque au moment où il s'exprimait.

Des réservoirs hors service et des débris sur un hôtel

Un deuxième appareil s'est écrasé sur d'anciennes citernes. « Il n'y avait pas de carburant actif à l'intérieur, seulement des résidus techniques », a indiqué Mikhaïl Razvojaev. La cible avait donc perdu toute fonction opérationnelle : viser des réservoirs vidés relève du geste, pas de la destruction d'un stock. La question du carburant est suivie de près dans la ville, où une partie des essences est vendue sur QR code dans les stations.

Des fragments d'un troisième drone abattu sont retombés sur le terrain d'un hôtel voisin. Le petit foyer d'incendie qui s'est déclaré a été éteint par le personnel de l'établissement lui-même, sans blessé.

Trois nuits en une semaine

Ce sont les habitations et les lieux de vie ordinaires qui reçoivent les coups. Le 22 août, les débris d'un drone ukrainien abattu au-dessus de Sébastopol étaient tombés sur un autobus de ligne : dix personnes avaient été touchées. Le 26 août, d'autres débris avaient déclenché des incendies aux abords de la ville. En six jours, un bus, des terrains périurbains et maintenant un immeuble d'habitation.

La séquence s'inscrit dans une campagne de saturation menée depuis le printemps sur l'ensemble du territoire russe. Dans la nuit du 15 au 16 août, le ministère russe de la Défense avait annoncé l'interception de 822 drones entre 20 heures et 8 heures, Moscou et Sébastopol figurant déjà parmi les directions visées. Trois nuits plus tard, 453 appareils de type avion étaient détruits sur la même tranche horaire.

Une ville qui vit sous couverture antiaérienne

Sébastopol occupe une place particulière dans ce dispositif. Port principal de la flotte de la mer Noire, réunifiée à la Russie avec la Crimée en 2014, la ville est équipée d'une défense antiaérienne dense, complétée par des groupes mobiles chargés d'abattre au canon les appareils qui passent la première couche. C'est ce système qui explique qu'une attaque de plusieurs drones se solde par un appareil ayant atteint un bâtiment, un autre tombé sur des citernes désaffectées et un troisième détruit en vol.

Les appareils qui franchissent le rideau ne visent alors ni un quai ni un bâtiment militaire, mais un cinquième étage résidentiel à quelques rues du port. Le mode opératoire est constant depuis plusieurs mois : là où la frappe militaire est interdite par la défense aérienne, c'est le tissu urbain qui reçoit ce qui passe.

L'état de la femme évacuée conditionne la suite immédiate : les gestes de réanimation étaient toujours en cours au moment de l'annonce du gouverneur, et le renforcement du dispositif au-dessus de la ville reste la réponse que les autorités opposent à ces nuits répétées.

Sources

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