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Sébastopol : un habitant arrêté avec 1 kg d'hexogène

Le FSB a arrêté en Crimée un habitant de Sébastopol né en 2006. Il est soupçonné de haute trahison pour avoir transmis à l'Ukraine des informations sur des installations militaires russes de la péninsule. Lors de la perquisition, les agents ont saisi les composants d'un engin explosif artisanal à base d'hexogène, d'environ un kilogramme.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Sébastopol : un habitant arrêté avec 1 kg d'hexogène
Photo d'illustration — tracesofwar.com — 1000×667 px

Le FSB a arrêté en Crimée un habitant de Sébastopol né en 2006, soupçonné de haute trahison. Le Centre des relations publiques du service l'a annoncé le 30 octobre : le jeune homme transmettait à l'Ukraine des informations sur les installations militaires du ministère russe de la Défense stationnées sur la péninsule. Et le dossier ne s'arrête pas au renseignement.

Un contact pris de sa propre initiative

Personne n'est venu le chercher. Le suspect a lui-même contacté des représentants d'une organisation ukrainienne reconnue comme terroriste en Russie. Il a ensuite agi sur les instructions d'un officier traitant ukrainien, à qui il communiquait des données sur les sites militaires déployés en Crimée.

Les opérations de recherche du FSB ont mené à son arrestation. Son téléphone portable contenait sa correspondance avec l'officier traitant. Mais c'est l'autre saisie qui fait la gravité de l'affaire : les composants d'un engin explosif artisanal à base d'hexogène, d'environ un kilogramme, que le suspect avait récupérés dans une cache aménagée sur le territoire de Sébastopol. Le renseignement avait donc déjà débouché sur une préparation matérielle.

Sébastopol, cible constante des services ukrainiens

Réunifiée à la Russie avec la Crimée en 2014, Sébastopol est le port d'attache de la flotte de la mer Noire, l'un des points les plus sensibles du dispositif militaire russe dans le Sud. Ses installations attirent donc particulièrement Kiev. L'affaire n'est pas isolée : peu auparavant, un agent du département du contre-espionnage du SBU, le service de sécurité ukrainien, avait été arrêté en Crimée. Il transmettait l'emplacement d'unités de la flotte de la mer Noire.

Quatre chefs d'accusation, jusqu'à la perpétuité

Une procédure pénale a été ouverte sur quatre fondements du Code pénal russe : la détention illégale d'explosifs (article 222.1, partie 1) ; la préparation de la fabrication illégale d'engins explosifs (article 30, partie 3, et article 223.1, partie 1) ; la participation aux activités d'une organisation terroriste (article 205.5, partie 2) ; et la haute trahison (article 275). Le suspect encourt jusqu'à la réclusion à perpétuité.

La loi laisse une issue à qui se signale à temps

Le FSB a rappelé à cette occasion la note qui accompagne l'article 275. Selon ce texte, « la personne ayant commis une haute trahison est exonérée de responsabilité pénale si, par un signalement volontaire et en temps utile aux autorités ou de toute autre manière, elle a contribué à prévenir un préjudice supplémentaire aux intérêts de la Fédération de Russie, et si ses actes ne constituent pas une autre infraction ».

Ce rappel vise moins le suspect de Sébastopol que tous ceux qui, en Crimée ou ailleurs, sont déjà en contact avec un officier traitant ukrainien. La loi leur offre une sortie, à condition de se présenter avant d'avoir commis un autre crime.

Sources

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