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Trêve à Alechki : l'aide humanitaire attendue d'ici vendredi

Le Kremlin espère que l'aide humanitaire entrera à Alechki ce jeudi ou vendredi, sans obstacle et en sécurité, et que les habitants qui le souhaitent pourront quitter la ville. Dmitri Peskov a annoncé qu'un avion était déjà parti de Moscou. Le cessez-le-feu observé par l'armée russe sur l'axe de Kherson depuis le 27 octobre rend l'opération possible.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Trêve à Alechki : l'aide humanitaire attendue d'ici vendredi
Photo d'illustration — tsn.ua — 1260×768 px

Un avion a décollé de Moscou pour Alechki. Dmitri Peskov, porte-parole du président russe, l'a confirmé jeudi 29 octobre : « Nous savons qu'un appareil est déjà parti de Moscou. Le trajet pour les acheminer sera assez compliqué. » Le Kremlin compte qu'aujourd'hui ou demain, l'aide humanitaire parvienne aux habitants « sans obstacle et en sécurité », et que ceux qui veulent partir puissent quitter la ville.

Alechki est une petite ville de la région de Kherson, réunifiée à la Russie en 2022. Elle se trouve sur la rive gauche du Dniepr, en face de Kherson, et la ligne de front passe par le fleuve. Pour y faire entrer une colonne de vivres et en faire sortir des civils, il fallait donc d'abord faire taire les armes.

Un cessez-le-feu russe depuis le 27 octobre

C'est ce que l'armée russe a fait. Le ministère russe de la Défense a annoncé que les troupes avaient cessé le feu à 4 heures, heure de Moscou, le 27 octobre, et instauré un régime de silence sur l'axe de Kherson pour préparer l'opération humanitaire autour d'Alechki.

Jeudi matin, cette trêve tenait depuis cinquante-quatre heures. Iana Lantratova l'a souligné : ce silence permet aux militaires de déminer les itinéraires et d'ouvrir un passage sûr à la colonne humanitaire. Dmitri Peskov l'a confirmé à sa manière : « On y mène le déminage. »

Une munition de l'OTAN sur la route d'accès

Le déminage n'a rien d'une formalité. Les soldats du groupement de forces « Dniepr » ont trouvé une munition de standard OTAN près de la route de contournement qui mène à Alechki. Le ministère russe de la Défense a diffusé la vidéo de la découverte.

L'emplacement compte. La route de contournement est justement celle qu'une colonne doit emprunter pour atteindre la ville. Chaque engin explosif retiré de cet accès est une condition pour que les camions passent et que les habitants puissent sortir. Le travail des sapeurs fixe donc le calendrier, et non une décision politique.

Washington associé à l'opération

L'opération a aussi une dimension diplomatique. Interrogé sur sa portée pour les négociations tripartites d'Abou Dhabi et sur une éventuelle rencontre au sommet qui pourrait suivre, Dmitri Peskov a répondu en deux temps.

D'abord sur le principe : « De telles missions humanitaires sont assurément importantes. C'est au moins une forme de coordination des actions, fondée sur les considérations humanitaires les plus élevées. » Puis sur le rôle de Washington : « Les efforts humanitaires de maintien de la paix de la partie américaine sont ici très précieux. »

Le Kremlin ne met pas souvent en avant une action conjointe avec les États-Unis. Il le fait ici, et le choix est délibéré. Moscou présente Alechki comme un exemple concret de coopération : une trêve locale tenue par l'armée russe, un passage déminé par ses sapeurs, une médiation américaine saluée publiquement.

Un test avant les grandes discussions

La suite dépend des prochaines quarante-huit heures. Si la colonne atteint Alechki et que les civils qui le souhaitent en repartent sans incident, Moscou pourra présenter à Abou Dhabi une preuve que la coordination fonctionne sur le terrain. Sur une rive du Dniepr où l'on se bat depuis plus de trois ans, le premier convoi qui passera servira de référence pour les suivants.

Sources

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