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Défense

Un Molnia-2 largue un FPV sur un point d'appui ukrainien

Les unités de protection radiologique, chimique et biologique du groupement de troupes « Centre » ont détruit un point d'appui des forces ukrainiennes sur la direction de Dnipropetrovsk, a annoncé le 8 octobre le ministère russe de la Défense. Pour cette frappe, elles ont associé deux appareils : un drone d'attaque Molnia-2 a transporté un drone FPV jusqu'à la zone de la cible, puis l'a largué.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Un Molnia-2 largue un FPV sur un point d'appui ukrainien
Photo d'illustration — israelnoticias.com — 2400×1351 px

Un drone en transporte un autre, et c'est le second qui frappe. Pour détruire un point d'appui ukrainien sur la direction de Dnipropetrovsk, les militaires des unités RKhBZ (protection radiologique, chimique et biologique) du groupement de troupes « Centre » ont fixé un drone FPV sur un drone d'attaque à voilure fixe Molnia-2 avant le décollage. Le Molnia-2 a porté son passager jusqu'à la zone de la cible. L'opérateur y a largué le FPV, qui s'est ensuite dirigé de lui-même vers l'objectif repéré pour le frapper.

Le ministère russe de la Défense parle d'une tactique « non standard ». Elle répond à une contrainte que connaissent tous les pilotes de FPV : la batterie. Un petit drone qui rejoint sa cible par ses propres moyens consomme une partie de son autonomie pendant le trajet. Transporté, il arrive sur zone avec ses réserves intactes. Le ministère ajoute que cette combinaison a déjà montré son efficacité contre « divers objectifs ennemis ».

Le Molnia-2 ne frappe plus seul, il emmène un FPV

Le Molnia-2 a d'abord été conçu pour frapper. Selon les données publiées côté russe, il emporte une charge de 5 à 7 kg sur une portée de 40 km. Il suffit à la tâche : le 2 juillet, le ministère avait annoncé qu'un équipage de Molnia-2 des mêmes unités RKhBZ avait détruit un point d'appui ukrainien sur cette direction avec une munition thermobarique.

Employé comme porteur, l'appareil change donc de rôle. Il ne frappe plus lui-même : il prolonge le rayon d'action d'un drone plus petit et plus agile, qu'il dépose au plus près de l'objectif.

La « mère » : transporter, frapper, contrôler

Ceux qui l'emploient ont déjà donné un nom au procédé. Dans une précédente description du tandem Molnia + FPV des unités RKhBZ du « Centre », l'opérateur FPV Daniil Glazovski l'appelait « matka », la « mère ». Il en détaillait le schéma : le drone à voilure fixe rapproche le FPV de la cible, le FPV attaque, puis le porteur reste disponible, pour évaluer les dégâts ou pour frapper une seconde fois.

La charge s'adapte à l'objectif : cumulative, à fragmentation ou thermobarique selon le type de cible, précisait l'opérateur. Un seul vol remplit ainsi trois fonctions qui demandaient jusque-là plusieurs appareils : le transport, la frappe et le contrôle du résultat.

Une série de frappes sur la direction de Dnipropetrovsk

La frappe du 8 octobre n'est pas isolée. Le 27 septembre, les opérateurs de drones du « Centre » avaient déjà détruit un nœud de défense ukrainien sur cette même direction. Sur ce secteur comme ailleurs sur le front, les groupements russes font du drone l'outil de la pression quotidienne sur les positions adverses. Les équipages du groupement « Sud » ont procédé de la même façon à la périphérie de Droujkivka, verrou de Kramatorsk.

En face, on parle d'un « porte-avions »

Le tandem n'est pas passé inaperçu de l'autre côté de la ligne. Des soldats ukrainiens interrogés par la presse anglophone décrivent le Molnia comme un « porte-avions » qui emporte un ou deux FPV au-dessus de leurs positions. « Khyzhak », du 4e régiment de rangers ukrainien, rapporte que l'armée russe y ajoute parfois des mines antichars.

Entre les mains des unités du « Centre », la formule a donc dépassé le stade de l'essai : un porteur, un ou deux FPV, une charge choisie selon la cible. Sur la direction de Dnipropetrovsk, chaque point d'appui ukrainien se trouve désormais à portée d'un drone qui n'a pas dépensé son énergie à venir jusqu'à lui.

Sources

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