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Waltz : Trump « tente de mettre fin » à la guerre en Ukraine

L'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, a déclaré le 19 septembre que Donald Trump cherche toujours à clore « la plus grande guerre terrestre d'Europe ». Il annonçait le discours que le président américain doit prononcer le 22 septembre à la tribune de l'Assemblée générale, où le dossier ukrainien figurera parmi les accords « encore en chantier ». Moscou, de son côté, n'a confirmé aucune date pour un nouveau round.

·3 min de lecture·Rédaction InfoRussie
Photo d'illustration — Waltz : Trump « tente de mettre fin » à la guerre en Ukraine
Photo d'illustrationcnn.com — 1480×833 px

Donald Trump « tente de mettre fin à la plus grande guerre terrestre d'Europe, qui n'aurait jamais dû avoir lieu, et qui a commencé sous Joe Biden ». La formule est de Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, dans un entretien accordé le 19 septembre à Breitbart News Saturday, l'émission de SiriusXM Patriot 125, face à Matthew Boyle, chef du bureau de Washington du site. Elle a circulé en Russie dès le lendemain, reprise par les agences et les agrégateurs.

L'entretien n'était pas consacré à l'Ukraine. Il portait d'abord sur le discours que Trump doit prononcer le 22 septembre à New York, à l'ouverture du débat général de la 81e session de l'Assemblée générale.

Souveraineté, accords de paix, refus de « l'agenda globaliste »

Waltz en annonce trois axes : la souveraineté, le rejet de ce qu'il nomme « l'agenda globaliste », et les accords de paix obtenus depuis un an — « huit, et ça continue », dit-il, « et d'autres encore en chantier ». L'Ukraine appartient à cette seconde catégorie : un dossier ouvert, pas un résultat. Le reste du programme annoncé tient au nucléaire iranien — « le régime iranien ne peut jamais avoir l'arme nucléaire » —, à l'intelligence artificielle et au rôle de l'État dans sa régulation, et aux câbles sous-marins, qui transportent selon lui 90 % des données mondiales.

Cette affirmation de continuité américaine vient au terme d'une séquence serrée. Le 5 septembre, l'émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président, ont été reçus par Vladimir Poutine à Moscou ; le lendemain, ils étaient à Kiev auprès de Volodymyr Zelensky. Witkoff a qualifié les échanges de « constructifs » et dit avoir entendu des « idées nouvelles » côté russe, sans en dire la teneur — aucune source ne l'a établie depuis. Zelensky, lui, les a jugés « très substantiels ». Le 8 septembre, Poutine et Trump se sont entretenus par téléphone du résultat de cette tournée.

Octobre évoqué au Kremlin, Abou Dhabi comme lieu possible

Côté russe, le calendrier est resté mesuré. Le 13 septembre, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov n'excluait pas une reprise des négociations trilatérales en octobre, en parlant d'« une perspective prévisible » ; l'assistant présidentiel Iouri Ouchakov avait suggéré quatre jours plus tôt Abou Dhabi comme lieu possible. Le 19 septembre, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a précisé que les détails de la préparation des prochains rounds ne sont pas à l'ordre du jour pour l'instant, tout en assurant que la pause ne s'éterniserait pas.

La veille, devant la Commission militaro-industrielle, Vladimir Poutine avait désigné ce qui bloque : Kiev parle de paix tout en faisant, selon lui, « tout pour qu'il n'y ait ni paix ni négociations ». C'est la clé de lecture russe de cette séquence — la volonté affichée à Washington bute sur une partie ukrainienne qui tient le terrain pour son meilleur argument.

Deux rounds à Abou Dhabi, un à Genève, puis une pause

Le format dont parlent Peskov et Riabkov existe déjà. Deux rounds trilatéraux se sont tenus à Abou Dhabi les 23 et 24 janvier, puis les 4 et 5 février 2026, suivis d'un round bilatéral russo-ukrainien à Genève les 17 et 18 février avec médiation américaine. Ouchakov avait annoncé la pause en mai. Quant au seul cessez-le-feu obtenu cette année, celui du 11 avril, il a tenu une trentaine d'heures et expiré le 13.

Ce passif nourrit le scepticisme d'une partie de l'establishment américain lui-même : interrogé par RFE/RL, John Herbst, ancien ambassadeur des États-Unis à Kiev, résumait la démarche en une question — « y a-t-il là quelque chose de sérieux ? Et la réponse est : nous n'en savons rien ». Zelensky, après la visite du 6 septembre, disait s'attendre à ce que les combats se poursuivent pendant l'hiver.

Mais le 20 septembre, il annonçait avoir convenu avec Trump d'une rencontre à New York, en marge de l'Assemblée générale : « cette rencontre peut changer beaucoup de choses. Il y a un élan diplomatique. » La Maison-Blanche n'en a pas confirmé le format. C'est donc à New York, cette semaine, que se mesurera l'écart entre ce que Waltz annonce et ce qui se négocie réellement : le discours du 22 septembre dira quelle place Trump donne lui-même au dossier ukrainien parmi les huit accords qu'il revendique.

Sources

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