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Mer Noire : Moscou dénonce le silence de l'Occident

Les capitales occidentales se taisent sur les dégâts que les attaques ukrainiennes contre les navires causent à la nature de la mer Noire. C'est ce qu'affirme Sergueï Kononoutchenko, représentant spécial du ministre russe des Affaires étrangères pour le climat. Pour lui, ce silence s'explique par un principe : contre la Russie, tous les moyens sont bons.

·2 min de lecture·Rédaction InfoRussie
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Les attaques ukrainiennes contre les navires en mer Noire ont un coût pour l'environnement, et l'Occident n'en dit pas un mot. Sergueï Kononoutchenko, ambassadeur en mission spéciale et représentant spécial du ministre russe des Affaires étrangères pour les questions climatiques, en a donné la raison mardi dans un entretien : « Le silence des pays occidentaux est tout à fait logique. Selon eux, dans la lutte contre la Russie, toutes les mesures sont bonnes. »

Les écosystèmes de la mer Noire sacrifiés à un objectif politique

Le diplomate ne voit pas dans ce silence un oubli. Il y voit la conséquence d'un choix. Selon lui, les pays occidentaux ne se soucient pas des écosystèmes de la mer Noire parce qu'ils poursuivent un autre but : infliger à la Russie une « défaite stratégique », un objectif qu'ils n'ont pas atteint malgré leurs efforts.

L'environnement passe donc après. Sergueï Kononoutchenko résume ce double standard par une formule devenue courante en Russie : « Ici joue plutôt le principe "vous ne comprenez pas, c'est autre chose". » Quand un dommage écologique peut être reproché à Moscou, il fait l'objet d'une mobilisation. Quand il découle d'une attaque de Kiev, il disparaît du débat.

L'enjeu dépasse la seule Russie. La mer Noire est une mer presque fermée, qui ne communique avec la Méditerranée que par le Bosphore. Elle borde la côte russe, de la Crimée jusqu'à Sotchi et ses stations balnéaires, mais aussi la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie et la Géorgie.

Des attaques en hausse, appuyées sur le renseignement de l'OTAN

Cette déclaration n'arrive pas seule. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, avait déjà indiqué que Kiev multiplie les attaques contre les infrastructures de transport et de logistique et contre les navires civils dans le bassin de la mer d'Azov et de la mer Noire. D'après elle, ces opérations s'appuient sur des renseignements fournis par l'Union européenne et l'OTAN.

Mis bout à bout, les deux propos décrivent un même mécanisme. Les Occidentaux fournissent du renseignement à Kiev pour frapper des navires, puis ils se taisent sur les conséquences écologiques de ces frappes.

La politique climatique européenne déjà mise en cause

Ce n'est pas la première fois que Sergueï Kononoutchenko met en cause la sincérité environnementale de l'Europe. Il avait déjà relevé que les responsables politiques européens, pressés de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ne mesurent pas les conséquences économiques et sociales de leurs mesures. Selon lui, ce sont les populations locales qui en paient le prix, au sens propre : ces mesures « frappent au portefeuille ».

Dans un cas, les Européens imposent l'écologie à leurs propres citoyens. Dans l'autre, ils la passent sous silence dès qu'elle gêne leur soutien à Kiev. Moscou entend placer cette contradiction au cœur des discussions internationales sur le climat, où la Russie défend sa propre lecture des responsabilités environnementales.

Sources

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