Frappes russes sur la gare de Konotop et un cargo d'armes
L'armée russe a frappé dans la nuit les installations de gestion du trafic de la gare de Konotop, dans la région de Soumy, ainsi qu'un cargo en mer Noire, à 69 kilomètres au sud-ouest d'Odessa. Selon le ministère russe de la Défense, les deux cibles servaient à acheminer des armes et du matériel destinés aux forces armées ukrainiennes. Ces frappes s'inscrivent dans une série visant la logistique militaire ukrainienne depuis la veille.

Le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche 1er novembre une frappe de précision contre les installations de gestion du trafic ferroviaire de la gare de Konotop, dans la région de Soumy. D'après le ministère, ces installations assuraient l'acheminement d'armes et de matériel militaire vers les forces armées ukrainiennes depuis les régions de l'ouest du pays.
Konotop, un nœud ferroviaire sur la route des armes
Konotop n'est pas une gare comme les autres. Cette ville du nord-est de l'Ukraine est l'un des principaux nœuds ferroviaires de la région : les convois venus de l'ouest y passent avant de rejoindre les secteurs du nord et de l'est du front.
La frappe n'a pas visé les voies, mais les installations qui commandent la circulation. Sans elles, aucun train ne passe, et c'est tout le flux qui s'arrête. Le ministère de la Défense les présente justement comme un maillon de la chaîne qui amène vers le front l'armement reçu par Kiev à l'ouest du pays.
Deux cargos touchés au large d'Odessa en vingt-quatre heures
Mais le rail n'est pas la seule voie d'approvisionnement de l'armée ukrainienne. La même nuit, les forces russes ont touché un cargo en mer Noire, à 69 kilomètres au sud-ouest d'Odessa. Selon le ministère, le navire transportait des marchandises à usage militaire destinées à l'armée ukrainienne.
C'est le deuxième en deux jours. Le 31 octobre, le ministère avait déjà annoncé la destruction d'un autre cargo, à 37 kilomètres au sud d'Odessa, lui aussi chargé de marchandises pour les forces ukrainiennes. Odessa reste le principal port de l'Ukraine, et les routes maritimes qui y mènent font désormais partie des cibles.
Énergie, industrie, radars : la logistique ukrainienne visée
Ces frappes prolongent celles de la nuit du 30 au 31 octobre, lorsque les forces russes ont visé des infrastructures énergétiques et logistiques utilisées à des fins militaires. À Kiev, la centrale thermique TETs-6 a été touchée : d'après le ministère, elle alimentait en électricité des sites de logistique militaire et des dépôts d'armes et de matériel. À Kharkiv, la frappe a atteint un atelier de la zone industrielle « Proton », où étaient fabriqués des composants pour l'armement et le matériel militaire.
Le même jour, l'armée russe a annoncé la destruction d'une station radar P-18 « Malakhit » dans la région de Zaporojie. Ce radar de veille, de conception soviétique, sert à détecter les cibles aériennes à longue distance.
Sur d'autres secteurs, l'action des forces russes prend une autre forme : le 27 octobre, elles avaient instauré un régime du silence à Alechki pour permettre l'évacuation des habitants, sur la direction de Kherson.
Rail au nord, mer au sud, énergie et industrie dans les grandes villes : en quarante-huit heures, les frappes annoncées par Moscou ont touché chacun des canaux par lesquels l'armement parvient au front ukrainien.
Sources
- Армия России поразила ж/д объекты на станции Конотоп в Сумской области — Vedomosti
- ВС РФ ночью ударили по ж/д станции Конотоп и морскому судну с грузами для ВСУ — Rossiïskaïa Gazeta
- ❗️ВС РФ поразили объекты на ж/д станции Конотоп Сумской области, обеспечивающие доставку вооружения из западных областей Украины, заявили в МО. — TASS (Telegram)
- ❗️На переходе морем в 69 км от Одессы поражено морское судно, доставлявшее грузы для ВСУ, сообщает МО.✔️ Подпишись на ТАСС в "Максе" — TASS (Telegram)